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L’identité nationale française, c’est la République laïque

Le Conseil Constitutionnel a validé la loi Carle, obligeant ainsi les communes à subventionner les élèves inscrits en école privée. Pour Guy Georges, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quiles, les membres du Conseil qui ont validé cette réforme, Jean-louis Debré en tête, mettent en danger l'édifice républicain.

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Le 22 octobre 2009, le Conseil Constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution la « loi Carle », qui contraint les maires à financer des écoles privées de communes voisines, lorsque des enfants de leur commune fréquentent ces écoles. Cette loi entend garantir « la parité de financement » entre écoles publiques et privées. 

Dernier maillon d’une série commencée avec la loi Barangé de 1951, elle réalise la division « équitable » de la jeunesse, ce que les lois républicaines de 1882 et 1886 avaient écarté, en créant l’école laïque, gratuite, ouverte à tous sans distinction d’aucune sorte. A côté de celle-ci, fonctionnent donc des écoles gratuites ayant leur «caractère propre », c’est-à-dire leur particularité (religieuse pour la plupart, mais les partis de droite en promettent d’autres) et financées par l’impôt de tous les citoyens.

En tête des considérants de la décision du Conseil Constitutionnel, figure la référence à la « liberté de l’enseignement ». Jean Louis Debré, intervenant de façon inhabituelle, eu égard au devoir de réserve lié à sa fonction, s’est exprimé devant le Congrès de l’Union Nationale de l’Enseignement Technique Privé , en reprenant deux contrevérités, ressassées depuis un siècle:
- « Toute disposition législative qui aurait pour effet de créer un monopole de l’enseignement public porterait atteinte au principe de liberté de l’enseignement »
•    « Je suis fils de l’enseignement public; j’ai compris à travers l’enseignement de mes maîtres, qu’il y avait une liberté à défendre, la liberté de l’enseignement ».    

Il faut en finir avec ce tour de passe-passe, qui consiste à invoquer la «liberté de l’enseignement », pour masquer des appétits idéologiques, sociologiques ou économiques. Qu’est-ce que la liberté de l’enseignement, sinon un enseignement indépendant, affranchi de contraintes doctrinales ou politiques? Quand le décret du 29 frimaire an II déclare, dans son article 1er, que « l’enseignement est libre », cela signifie qu’il s’affranchit des tutelles antérieures, qu’elles soient religieuse et monarchique. Quand la Constitution de 1848 reprend, dans son préambule, la même phrase -« l’enseignement est libre »-, elle le libère des mêmes tutelles, revenues avec l’Empire et les monarchies dans la première moitié du siècle.

La vraie liberté de l’enseignement, que Jean Rostand caractérisait par la belle formule « Former les esprits sans les conformer », c’est celle de l’école laïque, antinomique de l’enseignement dépendant du «caractère propre » d’un établissement.
Les adversaires de cette liberté fondamentale lui en ont substitué une autre, celle de créer leurs propres établissements privés d’enseignement. Contrairement à ce qu’affirme Jean Louis Debré, la République n’a jamais interdit ni empêché une religion ou un mouvement particulier d’ouvrir de tels établissements (sauf évidemment pour des raisons d’ordre public). La seule disposition législative qui aurait «pour effet de créer un monopole» interdirait explicitement cette liberté. Il n’y a ni monopole ni tentation de qui que ce soit de vouloir instaurer un monopole de l’enseignement public. La question a été tranchée en 1905.

Les républicains convaincus, comme les défenseurs de la laïcité de l’Etat, contestent que ces établissements privés assurent leur gestion avec l’argent public. En janvier 1910 déjà, la Chambre des Députés avait rejeté le projet de la droite réclamant la « répartition proportionnelle scolaire », au nom de l’unité de la Nation. Il est vrai que le régime de Vichy a ensuite ouvert la brèche, qu’ont élargie peu à peu les partis de droite.  La loi Carle en est aujourd’hui l’aboutissement et on parle de…. « parité » !

Le Conseil Constitutionnel affirme que la « liberté de l’enseignement constitue l’un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République». Quelles lois ? Il est rare que ces textes ne soient pas précisément désignés. La référence au préambule de la Constitution de 1946, repris par celle de 1958, n’est pas pertinente. En effet, l’Assemblée constituante de 1946 a refusé à deux reprises l’inscription de la liberté de l’enseignement dans ce préambule, en particulier à cause de l’ambiguïté de l’expression et en considérant que cette liberté résidait dans la laïcité, inscrite, elle, dans le préambule. L’Eglise catholique a alors déclenché les hostilités, en appelant à voter « non » au référendum constitutionnel. Les partis de droite ont mené campagne sans relâche pour cette inscription dans la Constitution. Ils ont échoué fin août 1946.

Et tout à coup, comme par magie, on attribue à cette notion une «valeur constitutionnelle » et on l’associe, comme si elle en était le corollaire, à son contraire, l’article 1er de la Constitution, qui affirme : «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, ou de religion »
Le fondement de la laïcité et de la démocratie est l’égalité des droits dans la richesse des différences et non l’égalité des différences dans la diversité des droits. Alors que l’école laïque répond au premier terme, l’égalité des citoyens, il est regrettable que les établissements privés aient obtenu l’égalité des différences, voie ouverte au communautarisme !
Michel Debré, le père, avait senti le danger quand, le 31 décembre 1959, il déclarait, en présentant le projet de loi qui porte son nom: « Il n’est pas concevable pour l’avenir de la Nation qu’à côté de l’édifice public de l ’Education Nationale, l’Etat participe à l’élaboration d’un autre édifice qui lui serait en quelque sorte concurrent et qui marquerait, pour faire face à une responsabilité fondamentale, la division absolue de l’enseignement en France »

Malheureusement, c’est chose faite maintenant, grâce à la loi Carle, avec l’appui public de Jean Louis Debré. Pour dénoncer ce recul de plus d’un siècle, le club « Gauche Avenir » a organisé le 10 octobre un colloque, afin que « renaisse la République indivisible, laïque démocratique et sociale ». A cette occasion, nous avons appelé au réveil des consciences, au réengagement de toutes les forces laïques, pour redonner corps et vigueur à l’idéal laïque. Et, puisque le gouvernement veut engager un débat sur l’identité nationale, ne considérons pas les remises en cause comme acquises et inéluctables; redonnons sens et perspective à la République laïque, pilier de l’identité de la France.                                                            

Guy Georges, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quiles

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Pour un grand débat laïque sur la Nation et le voile

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Lettre à mes amis de la Libre Pensée du Gers

lundi 9 novembre 2009, par Georges Brousse

Je viens de recevoir par mail un courrier de la Libre Pensée au sujet de la réhabilitation des fusillés pour l’honneur.

Depuis plus de cinq ans que je suis à la L.P, c’est toujours l’éternelle antienne qui revient à la même époque. A l’occasion de la cérémonie du 11 novembre, un énième courrier est adressé au président de la république au sujet de ces 650 français fusillés pour l’honneur de la patrie. Mais ces fusillés, étaient-ils tous des pacifistes, des anti-militaristes, des libres penseurs ?

Alors que dire des autres soldats qui furent fusillés par l’ennemi, écrasés par les obus, abandonnés dans la boue et le sang.

Etaient-ils tous volontaires pour décéder sous la mitraille ? Dans les deux cas, je pense que non. Tous n’étaient pas pacifistes, tous n’étaient pas volontaires.

Face à l’armée de l’empire allemand, puissante et conquérante, la France et le Royaume uni, les deux seules démocraties de l’Europe en cette période, devaient impérativement gagner la guerre afin de faire vivre la liberté.

Mais malheureusement, notre République devait se montrer forte, comme en 1792-93-94, elle lui fallait gagner contre les oppresseurs. La France, celle de 1917 et de 1793, qui était entourée de royaumes non démocratiques devait montrer l’exemple pour établir des républiques en Europe. Ce qu’elle obtint après l’armistice de 1918.

Mais comment gagner la guerre avec des pacifistes, des pleureurs, des peureux, des battus ; c’est impossible. Alors la nation française qui avait besoin de guerriers, de combattants, de poilus et de « couillus »…dut se présenter ferme voire autoritaire contre les vaincus d’avance, ce qu’elle fit avant 1918.

La réhabilitation des fusillés pour l’honneur est nécessaire pour la mémoire collective mais il ne faut pas oublier tous ceux qui sont morts, involontairement, pour défendre les vraies valeurs de la république française : Liberté, Egalité, Fraternité et surtout Laïcité.

Concernant la laïcité, inlassablement, la direction de la Libre Pensée, par l’intermédiaire de la Raison, nous assène de propos rédactionnels contre les papistes, contre les violations anti-laïques des sectaires catholiques, contre la collusion de certains hommes politiques avec l’église de Rome mais Rien ou presque rien sur les autres églises. Rien ou peu sur les sectaires protestantes, (puritains, évangélistes, baptistes, adventistes, anglicans et bien d’autres), dont beaucoup sont à la tête de la finance mondiale (banque suisse et finance anglaise). Rien concernant la religion juive (sujet tabou inabordable), sur le port de la kippa, sur les papillotes, sur le Sionisme, sur l’ambition du grand Israël et la colonisation de la Palestine. Toujours rien ou très peu, sur la montée de l’Islam ou plutôt de l’Islamisme politique. Il ne faut surtout pas s’attaquer cette religion au risque d’être traité d’islamophobe, voire de raciste ou de bouffeur d’arabe (ce qui fut mon cas pour avoir osé soutenir Riposte Laïque). Il ne faut rien dire sur les rues de Paris ou des grandes villes européennes fermée à la circulation (automobile et piétonne) lors de la prière du Vendredi.

Rien sur les signes ostentatoires, sur le port du voile, sur la burqha ? Où plutôt si, concernant la burqha, la direction de la Libre Pensée a pris position contre… le projet gouvernemental de s’attaquer à ce symbole culturel et non cultuel… (A partir du moment que ce n’est pas une idée de la gauche, forcément ce projet est irrecevable). La Libre Pensée dit ne pas vouloir s’opposer à la façon de s’habiller : « chacun est libre de porter le vêtement de son choix dans la rue comme chez soi ». Voilà une façon inattendue pour ne prendre position contre la soumission à Dieu, au père, au mari.

« La liberté s’arrête où celle des autres commence ». La rue, les commerces comme les services publics sont des lieux communs. Les citoyens ne doivent pas se promener à poil, ou porter des vêtements provocants, racistes ou trop provocateurs. Est-ce que le voile, la cornette, la kippa, le keffier, le turban, la burqha, la djellabas, la soutane, le froc, la robe de bure ne sont-ils pas des tenues provocantes pour les athées, les laïques, les républicains des deux rives ?

Tous ces signes distinctifs des communautarismes religieux sont-ils culturels, cultuels ou provocateurs ?

Voilà de quoi alimenter un grand débat que j’aimerais lire plus souvent dans La Raison, au grand risque de ne pas plaire à certains bien-pensants (laïques ou religieux).

Georges Brousse

librepense.jpg Membre de la Libre Pensée du Gers.



Le Mur Social

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Le livre politique de l’automne : “Recherche le peuple désespérément”

Nous vous le disons d'emblée, c'est le livre politique de l'automne pour tous les militants et citoyens éclairés

livrerecherchelepeuple.jpgde  Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin

éditions Bourin.    

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Pourquoi les hommes politiques ne comprennent-ils plus la société française ? Depuis trente ans, les changements profonds que la France a connus ont conduit à une rupture entre les élites et le peuple… Une gauche enfermée dans les centres-villes a perdu le contact avec son électorat traditionnel populaire. Elle ne sait plus où il se trouve. Pour redonner du sens à une politique au service des couches populaires, les auteurs de Recherche le peuple désespérément ont analysé la géographie sociale de la France d’aujourd’hui. Des centres de nos villes aux zones rurales en passant par les banlieues ou les quartiers pavillonnaires, les auteurs entraînent le lecteur à la redécouverte d’une France qui réserve bien des surprises.

Conçu comme un manuel de survie pour une gauche en péril ou pour les Républicains soucieux de voir leur pays renouer avec son histoire, cet essai est un outil indispensable et original pour tous ceux qui croient encore que le peuple est au cœur de toute démocratie.

                                                                              



Rencontre P.C.F. - République & Socialisme

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Communiqué rencontre République et Socialisme/PCF du 27 octobre 2009

Deux délégations de République et Socialisme et du Parti Communiste Français, se sont rencontrées ce 27 octobre suite à l’offre politique nationale du parti communiste français pour les élections régionales et pour faire le point sur le renforcement et l’élargissement du Front de gauche. Elles se sont d’abord félicitées de la convergence de vue tant en ce qui concerne la situation politique nationale européenne et internationale que sur la nécessité de constituer au premier tour des élections régionales de 2010 des listes de large rassemblement s’appuyant sur le Front de Gauche.  Ces élections régionales, qui se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, revêtiront un enjeu très important. Elles vont décider des orientations politiques dans les régions, un échelon territorial dont l’importance n’a cessé de grandir, et elles constitueront la dernière occasion donnée à l’ensemble des électrices et des électeurs de s’exprimer sur la politique conduite dans le pays avant 2012. Pour les 2 délégations, une nouvelle dynamique portée par les formations du Front de Gauche  autour d’un projet réellement à gauche élargie à des personnalités diverses du mouvement social doit permettre de re-mobiliser les couches populaires et de permettre un débouché politique aux luttes. Les deux délégations conviennent de travailler partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, à la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour à partir des forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) ouvertes aux forces déjà présente lors de la campagne des élections européennes, à de nouvelles forces, ainsi qu'aux citoyennes et citoyens, militantes et militants du mouvement social, aux élu-e-s, qui dans leur diversité partagent l’urgence de cette démarche de clarté et de rassemblement. Loin de s’opposer au reste de la gauche, ces listes devraient se fixer l’objectif de pousser le plus à gauche possible le curseur de toute la gauche. Les 2 délégations conviennent de tout mettre en œuvre pour empêcher la droite de reconquérir les régions, ce qui nécessite la fusion des listes de gauche et écologistes au deuxième tour et de créer partout les conditions de majorités régionales de gauche,  à l’exclusion de toute alliance avec le MODEM, avec l’objectif de porter dans les exécutifs de ces majorités des projets de transformation sociale réelle alternatifs aux choix dominants libéraux.



Articles récents

Elections Régionales : Un Front de Gauche pour faire gagner la gauche

pcffrontrgional.png  Les élections régionales de mars 2010 se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elles seront aussi la dernière élection avant 2012 pour s’exprimer sur la politique conduite dans le pays.Le conseil national du Parti communiste français a fait une offre politique le 25 octobre 2009 pour changer la donne dans le pays.

Chômage, inégalités et pauvreté, remise en cause des droits des femmes, détresse au travail, atteintes aux libertés, mal vie dans les quartiers, crise agricole et alimentaire, alertes écologiques… tous les clignotants sont au rouge mais le gouvernement est sourd aux revendications des citoyens, des salariés.

Loin de combattre la crise, la politique de Nicolas Sarkozy et de sa majorité UMP se révèle être une politique injuste et égoïste au service de la seule classe dominante, des privilèges de l’argent et des logiques de rentabilité. C’est le peuple qui paie la crise, alors que la spéculation et la bourse se relancent comme avant. Et la droite veut faire des régions des relais de cette politique !

A gauche, entre volonté d’« alliances au centre », de « primaires », instrumentalisation de l’écologie, arrangements avec les idées libérales qui ont failli et repli sectaire… les fausses pistes ne manquent pas pour aller à l’échec dans les régions comme dans le pays.

Il n’est pas possible d’en rester là ! C’est une exigence pour changer nos vies.

Trois enjeux :

1. Soit les régions deviennent des relais de la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy ou accompagnent cette politique sans réellement la combattre. Soit elles deviennent des pôles de résistance à cette politique, de luttes et de propositions pour promouvoir d’autres logiques. Nous voulons des projets régionaux porteurs notamment de la défense et la promotion des services publics, de luttes contre les discriminations et pour l’égalité, d’un changement des critères d’utilisation de l’argent, de la relance de politiques industrielles, agricoles et urbaines pour un développement socialement solidaire et écologiquement durable, de nouveaux droits et pouvoirs d’intervention pour les salariés et les citoyens.

2. La présence de Nicolas Sarkozy c’est la concentration et la confiscation des pouvoirs à un niveau caricatural et une attaque en règle contre les libertés et les droits démocratiques. Nous voulons au contraire porter une conception offensive de la démocratisation du pouvoir dans tous les domaines : État, collectivités, entreprises, faire preuve d’audace en matière de droits des citoyens et des salariés, faire prévaloir des logiques de coopération entre les collectivités contre les logiques de mise en concurrence.

3. Ce n’est pas le moment de baisser la garde à gauche. La gauche gagnera si elle va à ces élections avec des projets ambitieux, novateurs et courageux. La gauche mobilisera si elle a un projet clair et combatif, qui favorise l’intervention populaire pour faire face aux urgences sociales.

Front de Gauche élargi : un appel à travailler ensemble !

C’est avec l’ambition de relever ces défis que le Parti communiste lance un appel à toutes les forces, à toutes les femmes et les hommes de gauche, comme du mouvement syndical, social, associatif, issus de la ruralité comme des grandes zones urbaines et de leurs quartiers populaires, à travailler ensemble pour que puisse s’exprimer dans ces élections, de la manière la plus forte et la plus claire possibles, la volonté de politiques et de majorités régionales résolument engagées à gauche.

Partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce travail commun débouche, autour d’objectifs et de projets clairs, sur la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour, qui, à partir mais très au-delà des trois forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche.

Ces listes, les communistes veulent les ouvrir à des forces nouvelles et faire une large place à toutes les femmes et tous les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus locaux qui, dans leur diversité, partagent l’urgence de cette démarche.

En ouvrant un autre choix que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, les communistes veulent lever une dynamique de victoire à gauche sur des choix clairs. Ces listes ne sont pas en opposition au reste de la gauche : elles sont un moyen de réveiller la gauche !

Des objectifs clairs

Construire de la manière la plus ouverte et la plus participative possibles les projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces listes et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement le plus large.

 Tout faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions, et créer par tout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l’objectif de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale réelle, et si les conditions en sont créées de travailler à leur mise en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux. Cela supposera de travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des listes de gauche et écologistes, donc à l’exclusion du Modem, dans le respect de l’in- fluence de chacune de ces listes.

 Tout faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d’élus à même de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat.


Plan d’urgence pour l’agriculture….

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Retrouvez les dessins de CHIMULUS sur http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/

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